Stand au salon de l'agriculture 2018 pour le groupe agroindustriel SIFCA


Un projet coeur de cité

 

La première zone d’accueil nous permet une immersion dans un paysage de désolation lié à la déforestation.
Nous marchons sur un platelage en bois exotique (à définir) et nous sommes entourés de petites souches de bois calcinées reposant sur un paillage en coques de cacao. En fond, des tentures représentant une forêt seront mises en place.
Le lien vers la deuxième partie se fera par un passage à travers un rideau représentant lui aussi une forêt dévastée.




Cette première zone d’accueil permettre de mettre en lumière, de façon brutale et directe, le problème actuel en Côte d’Ivoire et pourra être agrémenté de panneaux explicatifs et de la petite histoire que je vous joins également comme note d’intention.

La deuxième partie représente elle une forêt tropicale. En effet, en traversant le rideau, nous entrons dans la forêt. Le revêtement de sol sera un substrat terreux et sableux de couleur ocre. L'ensemble de cette zone sera recouvert de tentures représentant la forêt sur une hauteur de 3 m. En périphérie, seront mis en place des modules de végétaux exotiques qui donneront de la profondeur au stand.
Dans un souci écologique et pour limiter les coûts, les végétaux seront loués pour la durée du salon.

Le cheminement sera couvert par les modules de bois habillés de végétations retombantes et de lianes pour une meilleure immersion. Le massif central sera réservé aux espèces locales de Côte d'Ivoire que nous pourrons décrire et mettre en avant par des écriteaux ludiques et explicatifs.

Il y aura également une zone d'eau. Le fond sera une tenture représentant une zone humide qui permettra au visiteur de découvrir plusieurs paysages.

L'ensemble de cette forêt sera agrémenté de brumisateurs et d'une petite machine à fumée permettant une mise en situation totale et amenant un côté mystérieux et ludique à cette promenade. Nous pourrons également mettre en place, au-dessus des accès, un système de sons permettant de diffuser en continu les bruits de la forêt.

Le fait de ne couvrir que les allées permettra de créer des « puits de lumière » mettant ainsi en valeur les différentes zones végétalisées.

 

Forestier

Je suis arrivée ici à dos d'éléphant. Je suis une graine d'Azobé. Les scientifiques me nomment Lophira Alata. Implantée depuis des générations, voyageant à dos d'un animal autrefois si courant qu'il donne un nom au pays où je vis. Hélas, le barrissement de nos transporteurs a laissé place au souffle métallique de notre prédateur commun.

J'ai toujours eu l'ambition de toucher le ciel, m'épanouissant dans une chaleur humide, à l'abri du houppier des anciens. J'ai dû jouer des racines pour m'implanter durablement au sein de cette fragile communauté.

Cent ans déjà. C'est à moi de protéger les jeunes générations qui s'épanouissent et se bousculent sous mon couvert.

J'ai beau prendre de la hauteur, le spectacle que m'offre l'horizon n'est que désolation. Les bruits des scies, l'odeur âcre de la fumée, me hantent. Que vais-je devenir ? Va-t-on moi aussi me remplacer au profit de cette espèce végétale enivrante, douce et sucrée ?

Enracinée dans une réalité qui m'échappe, immobile, fier et pacifiste, j'attends notre renaissance ou notre disparition.

Regarde-moi ! Aide-moi ! Sauve-moi ! pour qu'à nouveau mes pieds fourmillent de vies, d'odeurs, et qu'à nouveau se réaffirme ma famille pourtant millénaire : la Forêt !