Asty (Belgique)



La carrière d’Asty moulin est un vaisseau fantôme, qui semble posée au milieu du tissu urbain Namurois.
La forteresse végétale imposante qui bloque toute vue et toute intrusion et les entrées mal mises en valeur et discrètes n’invitent en rien le promeneur à déambuler en ces lieux.

Une fois le pas franchi, nous pénétrons cette antre naturelle baignée de soleil ou le temps semble suspendu. Tout flotte, la végétation structure et organise à sa manière l’espace. Le projet doit pallier à cette mise en abyme de la carrière afin de l’intégrer durablement au tissu urbain, en mettant tout en œuvre pour que la population riveraine s’approprie ce géant vert, qu'elle le protège et lui donne toute son aura et son utilité.

 Campus Gembloux


Étude paysagère du Campus Gembloux en Belgique.

 Germinal


Un projet coeur de cité


Le projet se situe sur la commune de Saint-Servais, faubourg de la ville de Namur. Cette cité ouvrière est attenante aux carrières d’Asty-Moulin et aux usines de fabrication d’émaux. Malgré son caractère patrimonial, le site ne laisse entrevoir que les imposantes barres d’habitation qui cohabitent difficilement avec une zone verte peu entretenue, peu adaptée où il semble difficile se frayer un chemin au milieu de ces géants de briques. Cette zone, laissée à elle-même et envahie par les voitures parquées sauvagement, oppresse et limite l’épanouissement et l’appropriation des lieux par les riverains. Cet espace, peu sécurisé, est donc devenu au fil du temps, une sorte de masse de briques impersonnelle laissant son histoire de côté.

 Nil Saint-Vincent

Le terrain cible de cette opération se situe au nord de la commune de Walhain, un territoire rural, peu urbanisé, cerné par les openfields. La morphologie de la place Saint-Vincent et sa situation (à moins d’un kilomètre du centre géographique de la Belgique) se prêtent à l’amorce d’une nouvelle figure attractive du village.

J’ai donc choisi de formaliser cette place centrale de village, jusque-là presque inexistante, étouffée par l’omniprésence des véhicules et le mauvais état des revêtements de sol afin d’en faire une gigantesque toile d’araignée ancrée aux quatre coins de la place créant ainsi le centre d’un réseau de circulation douce s’accordant parfaitement avec la politique écologique mise en œuvre par la commune (développement de piste cyclable, passage du chemin de saint jacques de Compostelle).

 Roanne

Étude paysagère Roanne


La place de la Loire est un prototype de site autosuffisant qui apporte une réponse française à la question internationale de l’agriculture urbaine.
 
D’un point de vue territorial, son objectif est d’établir une relation forte avec les nombreuses fermes qui, dans un périmètre plus ou moins étendu, influent sur la consommation du citadin. D’un point de vue urbain, c’est une place d’un nouveau genre. Elle se résume en 4 actions fortes, constitutives d’un mode de vie « à la française ».